Les 9 SECRETS de ZIDANE pour MOBILISER son EQUIPE !

Les 9 SECRETS de ZIDANE pour MOBILISER son EQUIPE !

« Nous allons souffrir, c’est une finale. Restez calme et nous marquerons un autre but. D’accord ? »

Nous sommes à mi-temps de la finale de la champions League de football 2017 entre le Real de Madrid et la Juventus de Turin. Zidane va prendre la parole devant son équipe. Il a deux minutes et pas plus pour mobiliser ses troupes. L’histoire dira qu’en deuxième mi-temps, le Real fera la différence et s’imposera 4 buts à 1.

Comment réussir à mobiliser ses troupes en moins de deux minutes ?

Zidane un modèle du genre. Quand j’ai regardé cette vidéo, je n’ai pas pu m’empêcher de me mettre à la place de Zidane. Qu’est-ce qu’il a pu penser et ressentir à ce moment précis quand il est rentré dans le vestiaire et il sait que tout peut se jouer et tout basculer ? Je pense que si j’avais été à sa place j’aurais eu très très peur.

Peut-être peur de ne pas trouver à ce moment, la bonne idée pour mobiliser les joueurs, peur de ne pas être entendu. Peut-être même la peur de ne pas me sentir légitime et pourtant Zidane, Zizou !

Peut-être je me serai senti énervé, parce que tout ne se passe pas exactement comme je l’avais décidé, on est à un partout. Plusieurs fois on aurait pu être mené, voir même faire la différence. Comment leur dire que quelque part ça m’agace parce que je me sens impuissant.

Comment leur dire à quel point on ne peut pas se permettre de perdre ce match ?

Tout un peuple, tout un club nous suit et pourtant faut pas que je leur transmettre mon stress !

Peut -être qu’à ce moment de rentrer dans le vestiaire je me vois déjà, en train de, potentiellement perdre et comment je vais dire ça à mon boss ? comment je vais dire ça au directeur du club ? au Président ? aux supporters ? Comment recadrer vite les joueurs ?

Voilà je me suis dit qu’au moment de rentrer dans le vestiaire, peut être Zidane est passé par tous ces états intérieurs, ces émotions, ce discours intérieur.

Dans cette courte vidéo, je te propose de décortiquer de Zidane qui en deux minutes a su mener son équipe à la victoire et surtout de te montrer les neuf clés concrètes qu’il a utilisé pour construire sa causerie et ces neuf clés concrètes lui ont permis d’augmenter l’impact de son discours, d’être très précis et très efficace en très peu de temps. De donner à son équipe, l’envie d’y croire de développer chez eux un mental de gagnant. Lui, d’apporter sa valeur ajoutée d’entraineur au bon moment. Enfin de transmettre à chacun toute la confiance qu’il avait en eux.

Bonjour, je suis Arnaud Le Louette l’entraineur et le coach des managers qui se bougent pour être performant, heureux et prendre du plaisir dans leur job. Et chaque semaine je partage mon expérience en termes de management de la performance, de management de la motivation, de connaissance de soi et d’efficacité personnelle. Alors clique en bas à droite sur le logo pour t’abonner à la chaine YouTube ainsi tu ne rateras rien de mes conseils.

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1- Laisser l’équipe s’exprimer. Donner le ton

Dans les trente premières secondes de l’entrée des joueurs dans les vestiaires, vous noterez l’ambiance très très calme.

Zidane dit peu de choses mais les premiers mots qu’il prononce sont importants, parce qu’il va donner la tonalité, il est plutôt « récupérez et après nous parlerons »

Vous avez vu que pendant ce temps beaucoup de joueurs discutent, on est dans une sorte de débriefing à chaud. Zidane sait très bien qu’à ce moment-là, les joueurs sortent de la première mi-temps et ont besoin de purger, d’évacuer. Il n’interfère pas, il laisse les choses, il est plutôt en train, au contraire de les inviter à récupérer, seulement il dit et « après nous parlerons ». Ce qui introduit la suite de l’entretien.

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Zidane a laissé ses joueurs seuls pendant 7 minutes

2-Préparer son discours. Ne pas trop parler.

Nous sommes entrés dans le deuxième temps fort de la mi-temps. Zidane prend la décision de partir. Il ne fuit pas, bien au contraire, il laisse les joueurs s’exprimer. En fait il est parti préparer soigneusement son discours. Ce qui va le mettre à l’abri de deux choses.

La première d’être tenté de parler trop vite, trop tôt à un moment donné où les joueurs ne sont pas encore disponibles mentalement pour l’écouter et la deuxième chose, c’est que ça lui laisse le soin de préparer scrupuleusement son discours.

Rappelez-vous vaut mieux n’avoir que deux minutes pour envoyer les bons messages et préparer mentalement son équipe pour le combat.

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3-Le rituel du discours du coach.

Ce que j’ai trouvé très frappant quand j’ai regardé cette vidéo, c’est ce moment où Zidane rentre dans le vestiaire, les joueurs s’arrêtent de parler. Très rapidement les gens vont s’asseoir, comme si c’était le moment de la causerie du coach. Il y a une sorte de rituel qui s’est installé. Ils savent qu’à ce moment-là, il va parler.

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4 -Choisir les mots ; impact du discours

Observez son attitude. Il est clair, les mots sont juste et très précis. Il parle autant des tactiques d’attitude et de comportement.

5-Attitude affirmée

Il parle à son équipe de manière très affirmée, il est à la fois directif sans être autoritaire. En fait les cerveaux des joueurs ont besoin d’une consigne très claire et d’une seule et ça Zidane, le sait. C’est à lui de jouer, il est en train de conditionner le cerveau de chaque joueur à se projeter dans le futur. Observez qu’il ne parle pas de résultat mais bien de manière d’agir, de faire et d’être. Il parle à la fois de technique et de tactique mais aussi d’attitude.

Zidane est un ancien joueur il parle leur langage. Il porte le costume, c’est un jour de match. Ce contexte est sacralisé, il est au centre des débats. Les joueurs sont assis, il est debout. Il n’a pas besoin de crier, de ce fait naturellement du fait de sa posture, il incarne cette légitimité et ce respect.

Vidéo

6-Langage simple et concret

Voilà on va rentrer dans le point clé de la causerie de Zidane, les trente dernières secondes de son spitch, vous allez voir, que c’est extrêmement efficace.

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7-Projet un futur gagnant

Dans ces dernières trente secondes, Zidane utilise trois clés.

La première c’est qu’il les projette dans un futur positif. Restons calme et nous finirons par marquer un but. Il agit et il conditionne les joueurs sur la victoire, il ne parle pas de négatif. « Restez calme », il donne un comment et il projette sur « et nous marquerons le but ».

8-Discours vrai, réaliste et crédible.

Deuxième clé qu’utilise Zidane c’est qu’il leur tient un discours de vérité, un discours réaliste. C’est une finale, nous allons souffrir et là il témoigne de son ancienne vie de joueur et c’est pour ça qu’il apporte de la crédibilité, qu’il est reconnu par les joueurs. On n’est pas dans la méthode incantatoire, on est bien, « je vous promets le rêve mais pour obtenir ce rêve on va en chier.

9-Aller chercher l’adhésion

Troisième chose, il finit par le d’accord sous forme de point d’interrogation et là toute l’équipe se lève, applaudit. C’est à dire qu’il est allé capter le fait que l’équipe était bien mobilisée et adhérait à son discours.

Synthèse des 9 clés.

  • Laisser l’équipe s’exprimer. Donner le ton
  • Préparer son discours. Ne pas trop parler.
  • Le rituel du discours du coach.
  • Choisir les mots ; impact du discours
  • Attitude affirmée
  • Langage simple et concret
  • Projet un futur gagnant
  • Discours vrai, réaliste et crédible.
  • Aller chercher l’adhésion

Voilà c’est à toi de jouer maintenant, regarde à nouveau la vidéo de Zinedine Zidane et surtout laisse-moi un commentaire un peu plus bas et puis like et partage si cette vidéo t’a plu ou apporté quelque chose. Enfin si tu ne fais toujours pas parti de la communauté, abonne-toi sur la chaîne YouTube en cliquant sur le lien à côté ou si tu préfères recevoir mes conseils sous la forme newsletters, il te suffit pour ça de cliquer un peu plus bas dans les commentaires.

Voilà je te souhaite une bonne semaine, un bon entrainement.

A très bientôt au revoir.

 

Détecter le talent en 7 étapes !

Comment détecter les talents et les développer ?

7 principes concrets et pragmatiques et 16 questions clefs

« Devenir le champion de soi-même avant de devenir champion du monde »

Stéphane Diagana

Interview de Renaud Longuèvre, Entraineur des équipes de France d’Athlétisme (interview inspirée du Groupe BPCE)

  1. La performance ne prédit pas la performance. Autrement dit, dernière la performance, il s’agit d’aller regarder également « le comment » de la réalisation de cette performance. Pourquoi ? En y regardant de plus près, on peut se rendre compte que nos collaborateurs ont mis en oeuvre les bons savoirs, savoir-faire, savoir être. Et même s’ils ne sont pas les plus performants à l’instant T, ils ont des qualités prometteuses. Surtout, grâce au manager, ils vont transformer cette intelligence de situation en un scénario de réussite. A l’inverse, la performance peut cacher des difficultés futures. C’est pour cette raison que je vous invite dans vos évaluations, à bien apprécier la performance et la manière dont elle a été réalisée.
    1. Quels sont les critères de performances attendus ?
    2. Quels sont les critères qualitatifs attendus ?
  2. Cela veut donc dire qu’il faudra développer pour le manager, son oeil, sa partie pédagogue. Le manager aura à savoir regarder les détails pour être capable de diagnostiquer les qualités cachées, mais prometteuses, les petits détails à améliorer bref le fameux potentiel. Cela sous entend donc que le manager sait regarder ce qu’il faut, où il faut et quand il faut.
    1. Quels sont les savoir, savoir-faire et savoir-être que vous devez observer pour apprécier la performance de vos collaborateurs ?
    2. Quelles sont les situations dans lesquelles vous allez les mettre, les voir évoluer pour détecter leur potentiel ?
  3. La performance, est une affaire de mental. Le mental est un mix de motivation et de confiance.
  4. Le premier moteur de la motivation, c’est l’ambition. Votre collaborateur est-il en projet ? A t’il un projet partagé et coopté dans l’entreprise, ou tout simplement sait  il là où il/elle veut aller ? Ce dernier point conditionnera son auto-animation. J’ai souvent observé qu’un collaborateur ou un manager qui n’était pas en projet (pas de projet ou projet peu ambitieux) tombait souvent dans la routine, qui a terme devient dangereuse car n’incitant pas à la dynamique de mise en progrès.
    1. Quel est le projet de votre collaborateur ? Quelle est son ambition ?
  5. Le deuxième moteur est la confiance qui va se renforcer par « le sentiment de compétence », c’est à dire la capacité qu’a un collaborateur de se voir progresser. Pour cela, le rôle du manager sera d’aider le collaborateur à se fixer des objectifs concrets, de réfléchir à mettre en oeuvre ses actions et de l’aider, au moment du débriefing à capitaliser sur ses réussites ou ses difficultés.
    1. Les objectifs de votre collaborateur sont ils clairs et engageants ?
    2. A l’issu de son action, quelle est son analyse ? Quelle est sa propre vidéo du match ?
    3. Sait il apprécier ce qu’il fait bien ? Ou au contraire ce qu’il dit améliorer ?
    4. Avez-vous enrichi, conforté ou validé son analyse ?
    5. Voit il comment remédier aux problèmes ?
    6. L’aidez-vous en l’associant à cette réflexion ?
  6. Développer du plaisir. Le plaisir passe par la satisfaction individuelle de pouvoir partager avec d’autres ses succès, ses résultats, sa fierté d’avoir mis en oeuvre des efforts. Nous sommes là au coeur du système de motivation (primaire et secondaire) qui sont conditionnées par le plaisir de faire son job couplé au sentiment de reconnaissance de son résultat ou de ses efforts par le référent (le manager)
    1. En tant que manager, quand est-ce que je prends le temps de débriefer avec mon collaborateur ?
    2. Quelle place est-ce que j’accorde à ce « temps », dans mon agenda ?
    3. Est-ce que je l’encourage et/ou le félicite ?
  7. Avoir une attitude ultra positive, même si très exigeante. J’appelle cela la philosophie du contrôle positif dont l’objectif est de conforter et de renforcer le collaborateur sur ses points de forces, mais aussi de continuer à leur faire travailler et progresser sur ses points faibles. Et c’est l’approche du renforcement positif qui aidera le collaborateur à progresser, à s’accrocher en cas de difficulté et, au fil du temps à développer de l’estime de soi. Renaud Longuèvre parle de devenir le champion de soi-même avant de devenir le champion du monde.
    1. Quel est mon objectif en tant que manager ? Aider ? Relever les compteurs ? Remettre sur la voie ?
    2. Qu’attend de moi mon collaborateur ? Un diagnostic exigent ? Un soutien inconditionnel ?

Devenez un manager détecteur et développeur de talent ! Téléchargez la fiche pratique qui reprend les  7 principes clés et les 16 questions à vous poser et à poser pour faire de venir vos collaborateurs les « Champion d’eux-même »Cliquer ici

Bonne semaine, bon entrainement

Ps : L’interview de Renaud Longuèvre est tirée de la chaine Youtube GROUPE BPCE https://www.youtube.com/watch?v=GWuwvAKfiT8&t=226s

Comment soigner sa communication ?

Bonjour, cette semaine j’ai choisi d’illustrer l’importance de la communication par le témoignage de Laurent Tillie, entraineur de l’équipe de france de Volley ball, championne d’Europe et vainqueur de la dernière ligue mondiale.

Voici 5 principes de communication, élément central du rôle d’entraineur de Laurent Tillie.

  1. Faire croire aux gens qu’ils sont capables de réussir. Toujours rebondir sur ce que l’on fait, une victoire ou une défaite.
  2. Expliquer et donner du sens à ce que font les joueurs. Rechercher une communication efficace. Les mots ont un poids, à utiliser avec parcimonie
  3. Le volley ball est un sport qui va très vite. Le pole de l’entraîneur consiste à entrainer des automatismes reconnaitre les situations de jeu. On cible des consignes efficaces, 3 à 4 points clefs que les joueurs peuvent réaliser et comprendre. Enorme travail de sélection des consignes à donner. « trop de consignes tue la consigne »
  4. Je garde la communication positive. « Là t’a fait juste » pour renforcer par le positif. La phrase négative souligne ce qu’il ne faut pas faire.  « lance ta balle plus haut » devient un objectif. Donner des clés. Comment aider à faire mieux, pour se concentrer pour éviter le stress. Donner la bonne consigne pour qu’elle aide le joueur à percuter.
  5. Travailler sa gestuelle pour garder le contrôle sur ses émotions. Tout le monde nous regarde. Se battre et ne pas lâcher sur les bonnes attitudes. Car par l’attitude, on influence son mental. C’est ce qui fait la différence.