Comment développer du bonheur plutôt que du stress ?

Dans cette vidéo et cet article, nous allons aborder le bien-être au travail, et plus particulièrement le fait de générer du bonheur plutôt que du stress. Dans ce sens, le rôle du manager est primordial. Différents points seront traités, pour faire en sorte que vos équipes aient un sentiment de bonheur au bureau, sans omettre la notion de performance.

Les Risques Psycho Sociaux, la faute des managers ?

Selon la DARES (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), en référence à l’enquête Sumer 2010, il existe un lien entre l’impact de pratiques managériales, et les risques d’apparition et/ou d’augmentation des risques psychosociaux.

Il s’agit à présent de savoir comment agir en amont pour les éviter, et la façon d’être formé aux bonnes pratiques comportementales et managériales !

Avant d’aborder les solutions à mettre en place pour contrer ce problème, il est important de redéfinir ensemble quelques fondamentaux.

Qu’est-ce que le stress ?

Il s’agit d’une inadéquation entre les objectifs fixés et les moyens pour y parvenir. 

Il peut s’agir du regard que porte le collaborateur sur ses propres capacités, mais aussi du manque réel de moyens donnés par l’organisation. 

Ce stress serait la cause des fameux risques psychosociaux. 

On en dénombre 6 catégories :
1. Les exigences au travail
2. Les exigences émotionnelles
3. L’autonomie et la marge de manœuvre

     4. Les rapports sociaux, les relations au travail
     5. Les conflits de valeurs
     6. L’insécurité économique

L’apparition du stress au travail « jobstrain » regroupe 

  • l’exigence au travail,

  • la faible marge de manœuvre et de décision finale possible,

  • le manque de soutien social (accompagnement du manager). 

En cause, la présence ou non : 

  • d’indicateurs de mesure objectifs,

  • d’objectifs chiffrés individuels,

  • d’entretiens annuels d’évaluation.

Ce « jobstrain » est accru de 63% quand les collaborateurs ont des objectifs chiffrés individualisés et pas d’entretien annuel d’évaluation.

Il n’augmente que de 28% si les objectifs chiffrés individualisés sont accompagnés d’un entretien annuel d’évaluation.

Les collaborateurs les moins impactés étant clairement ceux ayant des indicateurs de mesure sans objectifs chiffrés individualisés et un entretien annuel d’évaluation (Cette approche ne correspond pas à  la réalité de certaines professions).

L’étude de la DARES montre très clairement que la conduite d’un entretien cadré (indicateurs de mesure et objectifs individualisé) apparaît comme un protecteur face aux risques de détérioration de la santé des collaborateurs, et en particulier l’anxiété :

  • la plus grande source de souffrance au travail provient (selon les collaborateurs interviewés) de l’impossibilité de faire un travail de qualité.

  • 40% des collaborateurs déclarent ne pas avoir assez de moyens pour faire leur travail.

Que faut-il en conclure ?

Dans un monde de changement permanent, d’enjeu de performance face à la mondialisation de l’économie et au sentiment grandissant d’insécurité de l’emploi, faut-il imaginer abandonner le suivi d’objectifs individualisés ? « Cela semble peu cohérent et lucide ». Les risques psychosociaux font peur et sont des sujets souvent tabous dans les entreprises.

Mais à la base, ne sont-ils pas tout simplement les conséquences de besoins non satisfaits :

     – de reconnaissance au travail ?

     – de soutien (au sens, être aider par l’équipe, pour être plus performant) ?

     – de respect et d’estime, au regard des efforts fournis ?

Alors quoi faire ?

Le rôle du manager doit évoluer ! Le manager, en véritable leader, va devoir travailler au service de ses équipes et non plus faire travailler son équipe à son service ! 

  • La pratique du suivi individualisé doit être généralisée, au moins une fois par an, mais régulièrement tout au long de l’année. Tout comme l’athlète de haut niveau, le collaborateur, pour progresser, a besoin d’être en confiance et d’avoir des temps d’échanges. Le but ? Renforcer ses points forts et travailler ses points de fragilité. Cette confiance passe par la réalisation d’actions concrètes successives et le retour du manager pour capitaliser et avancer.
  • Redéfinir dans l’entreprise le rôle du manager, très concrètement. Le manager doit-être à l’aise, vis à vis de sa hiérarchie, pour mettre en oeuvre ce management passant du contrôle au contrôle positif. Le contrôle positif consiste au parti pris d’une confiance adaptée, progressive, et donc « contrôlée ».

« Faire gagner durablement ses équipes »

« Collaborateurs heureux = Clients heureux »

Le concept de l’entreprise libérée, ne ressemble surtout pas à l’image « tout le monde fait ce qu’il veut » ! Cela nécessite coordination, méthode, priorités claires, et une délégation soignée et adaptée.

« C’est un vrai travail de responsabilisation progressive » 

Concrètement, comment aider les managers à concilier bien-être au travail et performance ?

Passer de la formation des managers (outils et théorie au management) à un véritable  « entraînement au management ».
Comme un sportif de haut niveau, le manager moderne doit être « très professionnel sur ses fondamentaux » pour savoir s’adapter avec agilité aux différentes situations auxquelles lui et ses équipes seront confrontées.

Voici à quoi pourrait ressembler un programme :

  • S’approprier le rôle attendu par l’entreprise et les collaborateurs, en tant que manager,
  • Comprendre son positionnement naturel pour prendre conscience et savoir sur quel axe travailler, sans perdre confiance,
  • Comprendre quelques enjeux simples et concrets des fonctionnements de l’être humain
  • Apprendre à maîtriser son discours et son comportement (communication) aux travers de situations concrètes.

Il suffit parfois de 15 minutes pour lever une difficulté, répondre à une question, débloquer une situation, être mis en confiance, et repartir gonflé à bloc, plein d’enthousiasme !

En conclusion

La réforme de la formation une véritable opportunité pour les entreprises. La nécessité de former mieux dans un contexte de former moins va renforcer l’exigence managériale demandée à chaque manager. 

Mesdames et messieurs les managers, vous pouvez agir positivement, car il existe des leviers simples, concrets et efficaces !

Mais pour cela, vous « devez » être aidés par vos entreprises. Les bases théoriques managériales ne suffisent plus.

La réalité passe par l’entraînement en situations concrètes autour de bonnes pratiques comportementales et managériales connues de tous et appliquées par tous ! 

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Autour du même thème, je vous propose à présent de relire l’article 4 actions pour manager sans stresser ses collaborateurs

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A bientôt ! Arnaud, Entraîneur de Managers

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